RISQUES NATURELS ET DEVELOPPEMENT SPATIAL DE LA VILLE COTIERE DE SASSANDRA (COTE D’IVOIRE)

RESUME

La création des aires protégées et leur gestion ont toujours fait objet de
débat, car elles ont le plus souvent conduit à des déplacements des populations. En
Côte d’Ivoire, la perception sociale dans les politiques de conservation des aires
protégées n’est jamais prise en compte. Cette contribution se propose de montrer la perception locale de la réserve de faune de d’Abokouamékro, l’impact de la
perception négative de ladite réserve sur le couvert végétal ainsi que les causes de
l’infiltration humaine.
Les matériels utilisés se composent des données documentaires, des
questionnaires, de guides d’entretien et d’imagerie satellitaire de type Landsat. Le
traitement de ces images satellitaires complété par des missions de vérification sur le terrain et le traitement des informations issues des questionnaires et des guides
d’entretien ont constitué les méthodes utilisées.
Les résultats révèlent que 85 % des riverains considèrent la réserve
d’Abokouamékro comme « une chose gênante ». Par contre, 15% des riverains
estiment que la protection de la réserve permet de sauvegarder la biodiversité et
surtout de maintenir l’équilibre climatique. Les résultats montrent aussi une
réduction de 40,62% des formations de forêt claire, de 50,77% des formations de
savane arbustive et une augmentation de 84,65% des mosaïques cultures/jachères
durant la période 1999-2017. Par ailleurs, l’anthropisation de la réserve de faune
d’Abokouamékro est due aux promesses non tenues par l’Etat lors de sa création, au
manque de terres arables et surtout à la pression foncière.
Mots clés : aire protégée, ressources naturelles, dégradation, Abokouamékro, Côte
d’Ivoire.

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