Cogito

VARIABILITE CLIMATIQUE ET ADOPTION DE SEMENCES AMELIOREES CHEZ LES COMMUNAUTES AGRICOLES DU SUD ZINDER AU NIGER

ISSIAKA Haoua 1, ABDOU BAGNA Amadou 2, HAROUNA Mounkaila 1, YAMBA Boubacar 2 1 Département de Géographie, École Normale Supérieure, Université Abdou Moumouni, Niamey, Niger Email : haoua.issiaka@yaoo.fr; zada@refer.ne 2 Département de Géographie, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Université Abdou Moumouni, Niamey, Niger Email: amadoubagna@gmail.com ; byamba@refer.ne

RÉSUMÉ Au Niger, face aux crises climatiques, les agriculteurs ont recours aux semences améliorées pour intensifier leur production agricole. Mais, peut-on se demander, est-ce une stratégie efficace ? Cette étude a pour objectif d’analyser l’impact de la variabilité climatique actuelle sur la longueur de la saison agricole et le recours aux semences améliorées comme stratégie d’adaptation développée par les producteurs agricoles du Sud-Zinder. L’approche méthodologique est axée essentiellement sur deux (02) paliers à savoir : les enquêtes quantitatives auprès d’un échantillon constitué de 216 ménages issus de sept (07) terroirs agricoles de la Korama ; le traitement et l’analyse statistique des données pluviométriques journalières de 1950 à 2012 de Mirriah pour l’identification des principaux risques agro-climatiques potentiels dans la zone. Les résultats montrent un raccourcissement de la longueur de la saison agricole de deux décades (18 jours) en moyenne, depuis les années 1970, avec des effets induits sur la production agricole. Les risques climatiques, notamment le dérèglement de la longueur de la saison agricole déterminent les stratégies d’adaptation développées par les paysans dont l’adoption des semences améliorées. L’ampleur de cette adoption est déterminée par la précocité des semences et la résistance à certaines pathologies. L’étude révèle aussi qu’il existe une diversité de variétés améliorées dans le Sud-Zinder dont l’usage est très développé dans plusieurs agrosystèmes au Niger. Les variétés à cycle log sont abandonnées à 14,9% au profit de celles précoces utilisées à 32,1%. Mais, de toutes ces variétés, celles des légumineuses sont plus utilisées que celles des céréales. Le recours aux semences améliorées permet aux agriculteurs de limiter les risques d’échec des récoltes.

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