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LA MOBILITE COMME RESILIENCE DES MARAICHERS BURKINABE FACE A LA VULNERABILITE ALIMENTAIRE

OUEDRAOGO François de Charles, NIKIEMA Edwige, KAGAMBEGA Irma Francine, COMPAORE Emmanuel
Laboratoire d’Études et de Recherches sur les Milieux et Territoires Université de Ouagadougou

Date de Publication : Octobre 2012  | RGO 00 Volume 0 | Page No. :1-24 

ISSN : 0796-9694

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RESUME :Les jeunes maraîchers du Plateau central burkinabè émigrent vers d’autres régions du pays. Quels sont les déterminants de cette mobilité ? L’objectif de l’étude est de mesurer l’incidence de la pratique du maraîchage, sous contrainte de la mobilité, dans la lutte contre la vulnérabilité (alimentaire) des ménages ruraux. Sont étudiés deux sites dans le Plateau central et deux autres sites en zones d’immigration dans le Nord. Le levé topographique, le questionnaire et le récit de vie furent les outils de collecte des données. En terme de résultats, le rêves du gain d’argent chez tous les producteurs, la pression humaine sur l’espace (47 % des maraîchers ne possèdent pas de terres sur les berges des lacs), le savoir-faire dans la pratique du maraîchage et enfin le comblement du lac (reconnu par 90 % des maraîchers), déterminent la mobilité des producteurs. Les maraîchers s’orientent vers les autres provinces du centre du Burkina Faso à la recherche de berges neuves. Ils ne se rendent pas dans l’ouest du pays mais la tendance est au franchissement de la frontière malienne au nord dans les années à venir. Enfin, les maraîchers en zone d’immigration sont mal nourris : ils mangent régulièrement de la pâte de céréale. En revanche, dans les ménages des villages d’émigration, les repas deviennent réguliers et riches. L’argent du maraîchage est réinvesti dans l’habitat, dans le matériel roulant (pour 80 % des maraîchers) et surtout dans le loisir. Le savoir-faire reste limité au maraîchage. Le maraîcher apparait par conséquent vulnérable. Des modules de formation à l’accès à la terre comme à la gestion efficiente des recettes, rendraient le maraîcher plus résilient.

Mots clés : Burkina Faso, mobilité, résilience, maraîchage, vulnérabilité alimentaire.

ABSTRACT:

Mobility as resilience of Burkina Faso gardeners face a food vulnerability
Young gardeners of the Central Plateau of Burkina Faso, migrate to other parts of the country. What are the determinants of this mobility? The objective of the study is to measure the impact of market gardening, constrained by mobility, in the fight against vulnerability (food) of rural households. Two sites in the Central Plateau and two other sites in immigration areas in the North, are studied. Topographic measures, questionnaire and life story were the tools of data collection. In terms of results, the dreams of earning money for all producers, human pressure on space (47% of gardeners do not have land on the shores of lakes), expertise in the practice of gardening and finally filling the lake (recognized by 90% of growers), determine the mobility of producers. Gardeners are moving to other provinces in central Burkina Faso in search of new rivers. They do not migrate in the west, but the trend is crossing the border with Mali in the coming years. Finally, gardeners in immigration areas, are malnourished: they eat cereal dough regularly. In contrast, in the households in the villages of emigration, meals become regular and rich. The money of gardening is reinvested in the habitat, in the rolling stock (80% of growers) and especially in leisure. The expertise is limited to gardening. The gardener appears therefore vulnerable. The development of training modules for access to land and to the efficient management of vegetable recipes, make the most resilient.

Key Words: Burkina Faso, mobility, resilience, gardening, food vulnerability.