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PRODUCTION ET GESTION FONCIÈRE URBAINE À L’ÈRE DE LA RÉFORME SUR L’ARRÊTÉ DE CONCESSION DÉFINITIVE (ACD) À ARRAH (CÔTE D’IVOIRE)

GNANKOUEN Anicet Renaud, DJAH Armand Josué, ASSIKAUDJHIS
Narcisse, KOFFI Brou Émile
Département de Géographie, Université Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire)

Date de Publication : Octobre 2021  | RGO 10 Volume 01 | Page No.:209-226

ISSN : 2424-7375

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RESUME : La production et la gestion du foncier urbain demeure au coeur des
préoccupations de l’État de Côte d’Ivoire depuis l’indépendance en 1960.
L’objectif est d’assurer une meilleure maîtrise de l’étalement des villes
ivoiriennes. Cette volonté Étatique s’est concrétisée par l’adoption de
nombreuses réformes dans le domaine du foncier. La dernière en date est
relative à l’arrêté de concession définitive (ACD) depuis 2013. Cet article se
propose d’étudier le mode de production et de gestion foncière urbaine dans
ce contexte particulier au niveau de la ville d’Arrah. La méthodologie
utilisée repose sur des observations de terrain, les enquêtes auprès des
ménages, ainsi que sur l’exploitation de données de source secondaire.
L’étude révèle que la gestion du foncier urbain reste dominée par les acteurs
de la sphère publique (l’État et les communes) même si les différentes
réformes ont mis en selle les collectivités villageoises. Dans cette localité
urbaine, 55,56 % des lots gérés par les acteurs ne sont pas approuvés par le
ministère en charge de l’urbanisme et sont très peu viabilisés. Cette situation
impacte leur niveau de mise en valeur (28,91 %) par les acquéreurs ainsi que
leur valeur vénale. Celui-ci s’élève à 500 FCFA le m² sur le marché formel.
Au niveau du marché informel, la superficie moyenne des lots est comprise
entre 400 et 600 m² pour un montant oscillant entre 200 000 et 1 million de
FCFA la parcelle. Une meilleure gestion du foncier dans cette ville passe par
la sensibilisation des acteurs sur leur rôle, par la régularisation et
l’équipement en voiries et réseau divers des lotissements irréguliers et non
viabilisés et par une plus grande implication des propriétaires terriens dans le
processus de gestion foncière.

Mots clés : Foncier urbain, réforme ACD, lotissement, acteurs, marché
foncier, Arrah, Côte d’Ivoire.

ABSTRACT:

Production and urban land management in the era of the final concession order
(CDA) reform in Arrah, Côte d’Ivoire

The production and management of urban land has remained at the heart of the
concerns of the State of Côte d’Ivoire since independence in 1960. The aim is to
ensure better control of the sprawl of Ivorian cities. This state will has been
reflected in the adoption of numerous land reforms. The latest is the Final
Concession Order (CDA) since 2013. This article proposes to study the way urban
land is managed and produced in this particular context at the level of the city of
Arrah. The methodology used is based on field observations, household surveys,
and the exploitation of secondary source data. The study reveals that urban land
management remains dominated by actors in the public sphere (the state and
municipalities) even though the various reforms have put village communities in the
saddle. In this urban community, 55.56 per cent of the lots managed by the actors
are not approved by the ministry in charge of urban planning and are very little
serviced. This has an impact on their level of development (28.91 per cent)
purchasers and their market value. This amounts to 500 CFA francs per square
meter in the formal market. At the level of the informal market, the average lot area
is between 400 and 600 m2 for an amount ranging from 200,000 to 1 million CFA
francs per plot. Better land management in this city requires raising awareness of
the role of stakeholders, regularizing and equipping roads and various network of
irregular and un serviced subdivisions and increasing the involvement of
landowners in the land management process.

Key Words :

Urban land, ACD reform, housing development, actors, land market,
Arrah, Côte d’Ivoire.