
GESTION DES DECHETS SANITAIRES SOLIDES D’UNE VILLE SECONDAIRE DE LA COTE D’IVOIRE : CAS DE LA VILLE DE KORHOGO

RESUME :
Les structures sanitaires sont les établissements où les agents de santé exercent les activités de soins de santé. Ces activités de soins de santé produisent des déchets sanitaires. Certains sont dangereux pour la santé des patients, du personnel soignant, de la communauté tout entière et l’environnement à cause des risques d’infection, de contamination, de toxicité qu’ils présentent. En Côte d’Ivoire, si la gestion des déchets solides ménagers et assimilés (DSMA) semble constituer une grande préoccupation pour l’État et ses démembrements, il semble ne pas en être le cas pour celle des déchets sanitaires. Cette situation a pour conséquence l’insalubrité accrue dans les centres de santé marqués par la présence de dépôts sauvages de déchets dont certains sont brûlés à l’air libre. C’est pourquoi cette recherche veut savoir comment se fait la gestion des déchets sanitaires solides de la ville de Korhogo. Pour y arriver, la méthodologie de la triangulation (observation ; collecte et traitement des données primaires ; et analyse d’informations secondaires) a été adoptée à travers des prises de vue, des enquêtes de terrains et la recherche documentaire. Les résultats ont montré que les différents types de déchets sanitaires produits à Korhogo sont les Objets Piquants, Coupants et Tranchants (OPCT) ; les déchets ménagers et assimilés (DMA) ; les déchets médicaux infectieux (DMI) ; et les déchets médicaux non infectieux (DMNI). Ensuite, la stratégie de la gestion des déchets dans chaque centre de santé est à l’origine de l’insalubrité des centres de santé. Enfin, la stratégie de gestion est limitée par l’insuffisance de ressources financières, de spécialistes et de technologie pour le traitement et l’élimination des déchets.
Mots clés : Korhogo, déchets sanitaires, gestion, structures sanitaires.