
Date de Publication : Octobre 2016 | RGO N°005 Volume 02 | Page No.:45-68
ISSN : 2424-7375
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RESUME : Avec 40% de la production mondiale, la Côte d’Ivoire est premier producteur et exportateur de cacao. Cependant, cette production subit une fluctuation interannuelle et le climat en est un facteur essentiel. Une analyse agroclimatique s’avère nécessaire pour connaître les facteurs susceptibles d’influencer les phases de floraison et déterminer les zones favorables à la cacao-culture. En effet, les défis agroclimatiques tiennent compte des incertitudes liées à l’irrégularité des pluies, aux extrêmes thermiques, d’humidités et d’insolation. Pour se faire, les données de 32 stations situées en Côte d’Ivoire forestière et couvrant la période 1971-2000 ont été analysées à partir d’une méthodologie à la fois qualitative et quantitative.
Les résultats révèlent l’existence de séquences sèches durant les périodes de floraison du cacaoyer. En outre, les probabilités d’apparition de séquences sèches ≤ 20 jours sont supérieures à 70%, et celles dépassant 90 jours sont nulles. Par ailleurs, les stations d’Abengourou et Oumé, où les séquences sèches sont plus longues, ont été retenues pour évaluer le bilan hydrique et le niveau de satisfaction des besoins en eau. Les stations de Dimbokro, Gagnoa et Daloa présentent des valeurs élevées de températures (33,5°C), d’humidité (80%) et d’insolation (4h/jour) qui sont négatives pour le cacaoyer. Les coefficients de corrélation indiquent que dans la région de Daloa, le rendement du cacaoyer est influencé par l’insolation et la pluviométrie. Par contre à Gagnoa, il est plus dépendant de l’insolation et de la température. En conclusion, Divo, Gagnoa, Nord San-Pédro et Taï sont plus propices à la cacao-culture.
Mots clés : analyse agroclimatique, cacao-culture, zone cacaoyère, Côte d’Ivoire.
ABSTRACT:
Agro-climatic analysis of the cocoa-plantation area in côte d’ivoire
Côte d’Ivoire is the largest producer and exporter of cocoa beans with 40% of the world production. However, this productivity fluctuates annually due to climatic influences. In order to determine factors impacting the flowering phases, and identify suitable areas for planting cocoa, an agroclimatic analysis was undertaken. In fact, agroclimatic challenges to the production of cocoa beans include uncertainties associated with erratic rainfall, extreme humidity and temperature, as well as hours of sunshine. Grounded on quantitative and qualitative analyses, this study used 1971-2000 data from 32 weather stations covering the forest area of Côte d’Ivoire.
The results reveal periods of dry spells during the flowering phase of plant. Furthermore, the probability of dry spells ≤ 20 days is 70% and that of up to 90 days is zero. In addition, due to the fact that dry spells are longest in Oumé and Abengourou, these regions were selected to evaluate the water balance and the level of water needs for cocoa. The weather stations in Dimbokro, Gagnoa, and Daloa reveal high levels of temperature (33.5°C), humidity (80%) and hours of sunshine (4h/day), which negatively impact cocoa production. Multiple regression analysis indicates that while the Daloa region, cacao yield is affected by hours of sunshine and rainfall, in the Gagnoa region; it depends on hours of sunshine and temperature. Finally, the conclusions are that Divo, Gagnoa, North San Pedro, and Taï are the most favorable for cocoa farming.
Key Words: agroclimatic analysis, cocoa farming, cocoa region, Côte d’Ivoire.
